Quartiers & Villes

Prix immobilier à Lyon : le marché au m² en 2026, arrondissement par arrondissement

En bref

  • Prix moyen à Lyon en 2026 : environ 4 200 €/m² pour les appartements anciens Les prix lyonnais ont amorcé une légère reprise après 18 mois de baisse (2023-2024) Écart important entre arrondissements : de 3 400 €/m² dans le 8e à 6 500 €/m² dans le 1er ou le 6e Délai de vente moyen : 70 à 90 jours selon le secteur et le type de bien Ce que valent réellement les biens à Lyon en 2026 Après une correction notable entre 2023 et mi-2024, le marché lyonnais a retrouvé une certaine stabilité.
  • Les prix ne s’effondrent pas, mais ils ne flambent plus non plus.
  • Voici les ordres de grandeur à connaître avant d’acheter ou de vendre.
Prix immobilier à Lyon : le marché au m² en 2026, arrondissement par arrondissement

En bref

  • Prix moyen à Lyon en 2026 : environ 4 200 €/m² pour les appartements anciens
  • Les prix lyonnais ont amorcé une légère reprise après 18 mois de baisse (2023-2024)
  • Écart important entre arrondissements : de 3 400 €/m² dans le 8e à 6 500 €/m² dans le 1er ou le 6e
  • Délai de vente moyen : 70 à 90 jours selon le secteur et le type de bien

Ce que valent réellement les biens à Lyon en 2026

Après une correction notable entre 2023 et mi-2024, le marché lyonnais a retrouvé une certaine stabilité. Les prix ne s’effondrent pas, mais ils ne flambent plus non plus. Voici les ordres de grandeur à connaître avant d’acheter ou de vendre.

Appartements anciens : la référence du marché

Le prix moyen au m² pour un appartement ancien à Lyon s’établit autour de 4 200 €/m² en juin 2026, tous arrondissements confondus. Cette moyenne cache des disparités importantes :

  • Studio / T1 : 4 500 à 5 200 €/m² (prime à la liquidité)
  • T2 / T3 : 4 000 à 4 600 €/m²
  • T4 et plus : 3 700 à 4 200 €/m² (moins de demande, négociation possible)

Les biens avec cachet — parquet d’époque, haute plafondeur, vue dégagée — se négocient systématiquement au-dessus de la moyenne, parfois de 10 à 15 %.

Maisons à Lyon : une denrée rare

Les maisons individuelles représentent moins de 8 % des transactions à Lyon intra-muros. Leur rareté soutient les prix même en période de correction. Comptez en moyenne 5 000 à 5 800 €/m² pour une maison de ville bien située, avec jardin. Dans les secteurs prisés comme la Croix-Rousse ou Monplaisir, certains biens dépassent 6 000 €/m².

Pour une maison de 120 m² avec jardin de 200 m², le budget réaliste se situe entre 600 000 € et 720 000 € selon l’arrondissement et l’état général.

Immobilier neuf : des prix orientés à la baisse

Le neuf lyonnais affiche des prix autour de 5 000 à 6 500 €/m² selon les programmes. La baisse de la demande (fin des dispositifs fiscaux type Pinel fin 2024) a contraint certains promoteurs à revoir leurs prix ou à proposer des remises directes. Les primo-accédants peuvent négocier 3 à 5 % sur certains lots en stock.

Prix au m² par arrondissement : le vrai classement

Lyon est une ville de contrastes immobiliers forts. L’arrondissement reste le premier filtre à appliquer dans tout projet d’achat.

ArrondissementPrix moyen m² (appartement ancien)Tendance 2026
Lyon 1er5 800 – 6 500 €Stable / légère hausse
Lyon 2e5 500 – 6 200 €Stable
Lyon 3e4 200 – 4 900 €Légère hausse Part-Dieu
Lyon 4e4 800 – 5 600 €Stable / demande soutenue
Lyon 5e4 000 – 4 700 €Stable
Lyon 6e5 800 – 6 800 €Marché premium, stable
Lyon 7e4 000 – 4 600 €Légère hausse secteur Gerland
Lyon 8e3 400 – 4 000 €Stable, bonne accessibilité
Lyon 9e3 600 – 4 300 €Stable

Le 6e arrondissement reste le secteur le plus cher de la ville, porté par la qualité du bâti haussmannien et la proximité du parc de la Tête d’Or. Le 8e, longtemps sous-estimé, offre le meilleur rapport qualité/prix avec une bonne desserte en transports.

Évolution des prix : retour sur trois ans pour mieux anticiper

Lyon avait connu une hausse spectaculaire entre 2018 et 2022, avec des prix qui ont progressé de plus de 40 % en quatre ans. La correction amorcée en 2023 a ramené les prix à des niveaux plus raisonnables :

  • 2022 (pic) : ~4 900 €/m² en moyenne
  • 2023 : début de la correction, -5 à -8 % selon les secteurs
  • 2024 : poursuite de l’ajustement, -4 à -6 % supplémentaires
  • 2025 : stabilisation progressive, retour des acheteurs
  • 2026 : légère reprise dans les arrondissements centraux (+2 à +3 %)

La baisse cumulée depuis le pic de 2022 atteint donc 10 à 15 % sur certains biens, ce qui représente une opportunité réelle pour les acheteurs qui avaient été écartés du marché par des prix devenus inaccessibles. Le niveau actuel reste toutefois 25 à 30 % supérieur aux prix de 2018.

La tendance 2026 est à une reprise modérée et sélective : les biens bien situés, performants énergétiquement et correctement négociés repartent à la hausse, tandis que les passoires thermiques (DPE F ou G) continuent de subir une décote de 10 à 20 %.

Le marché locatif lyonnais : loyers et rentabilité

Investir à Lyon implique de comprendre le marché locatif. La ville est soumise à l’encadrement des loyers depuis 2021, ce qui encadre les rendements bruts.

Loyers moyens par type de bien

  • Studio / T1 : 14 à 18 €/m² selon l’arrondissement
  • T2 : 12 à 16 €/m²
  • T3 et plus : 10 à 14 €/m²
  • Maison : 10 à 13 €/m²

Un T2 de 45 m² dans le 7e (secteur Jean Macé) se loue entre 650 et 750 €/mois charges comprises. Le même bien dans le 6e peut atteindre 850 à 950 €/mois.

Rendements locatifs : ce qu’on peut attendre

La rentabilité brute à Lyon oscille entre 3 et 5 % selon le secteur et le type de bien. Les meilleurs rendements se trouvent dans le 8e et 9e arrondissement, où les prix d’achat restent accessibles face à des loyers relativement stables. Le centre historique (1er, 2e) offre des rendements plus faibles (3 à 3,5 %) mais une meilleure valorisation à long terme.

La location meublée (LMNP) reste une stratégie prisée à Lyon, notamment autour des campus universitaires (Lyon 3, Lyon 2, Part-Dieu) pour limiter la vacance locative.

Acheter ou vendre à Lyon en 2026 : le bon timing

La question du timing est centrale dans tout projet immobilier. Voici une lecture pragmatique du marché lyonnais actuel :

Pour les acheteurs : le contexte est globalement favorable. Les taux d’intérêt, bien qu’en légère détente (autour de 3,5 à 4 % sur 20 ans en juin 2026), restent plus élevés qu’en 2021, mais les prix ont baissé. Le pouvoir de négociation est réel, surtout sur les biens en stock depuis plus de 90 jours ou affichant un DPE dégradé. Ne pas attendre une hypothétique baisse supplémentaire : les signaux de reprise dans les arrondissements centraux sont déjà visibles.

Pour les vendeurs : un bien bien présenté, correctement estimé et énergétiquement conforme (DPE A à D) se vend en 60 à 80 jours en moyenne. Les biens surestimés ou avec des travaux importants à prévoir stagnent facilement 4 à 6 mois. Réaliser une estimation sérieuse auprès d’un professionnel local reste la première étape indispensable.

Le délai moyen de vente à Lyon est actuellement de 70 à 90 jours, contre 45 à 55 jours au pic de 2021-2022. Ce retour à la normale signifie plus de temps pour négocier, mais aussi plus d’exigence de la part des acheteurs.

Impact du DPE sur les prix lyonnais : une nouvelle variable incontournable

La performance énergétique est devenue un véritable critère de valorisation à Lyon, et son impact sur les prix est désormais chiffrable :

  • DPE A ou B : prime de +5 à +8 % par rapport au marché
  • DPE C ou D : prix dans la norme du marché
  • DPE E : décote de 5 à 10 % selon les acheteurs et l’ampleur des travaux
  • DPE F ou G (passoire thermique) : décote de 10 à 20 %, voire davantage si l’interdiction de location s’applique

À Lyon, où le parc immobilier ancien est très présent (haussmannien, immeubles 1950-1970 dans les 3e, 7e et 8e), de nombreux biens affichent encore un DPE E ou F. Ces logements peuvent représenter une opportunité d’achat à condition d’intégrer le coût des travaux de rénovation dans le budget. Les aides comme MaPrimeRénov’ restent accessibles sous conditions.

Un acheteur avisé demandera systématiquement le rapport DPE et les éventuels devis de travaux avant toute offre d’achat.

Quartiers en devenir : où le potentiel est encore sous-évalué

Au-delà des valeurs sûres, certains secteurs lyonnais offrent encore un potentiel de valorisation intéressant à moyen terme.

  • Gerland (7e) : la transformation du quartier autour du Pôle de Santé et du stade de Gerland se poursuit. Les prix y ont progressé de +8 % en deux ans et restent accessibles (3 900 à 4 400 €/m²).
  • Confluence (2e, frange sud) : le quartier mixte développement-logements continue sa montée en gamme. Les programmes neufs livrés récemment se valorisent bien.
  • Mermoz – Bachut (8e) : la desserte en métro et tramway, conjuguée à des prix encore en dessous de la moyenne lyonnaise, en font un secteur à surveiller pour les investisseurs.
  • Vaise (9e) : en plein renouveau avec l’arrivée de nouvelles entreprises et la réhabilitation d’anciens entrepôts en lofts, Vaise attire une clientèle jeune et dynamique.

Ces secteurs ne sont pas exempts de risques (délais d’aménagement, nuisances temporaires de chantier), mais leur trajectoire de valorisation est structurellement positive sur un horizon de 5 à 10 ans. Pour comparer avec d’autres grandes métropoles françaises, vous pouvez consulter les prix immobilier à Marseille ou encore les prix immobilier à Nantes.


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Questions fréquentes

Après une correction de 10 à 15 % entre 2022 et 2024, les prix lyonnais amorcent une reprise modérée en 2026. Les arrondissements centraux (1er, 2e, 6e) enregistrent une légère hausse de 2 à 3 %, tandis que les secteurs périphériques restent stables. La reprise est sélective et concerne surtout les biens bien situés avec un bon DPE.
Non, la phase de baisse est globalement terminée à Lyon. Les prix se sont stabilisés depuis fin 2024 et une légère reprise est observable dans les secteurs les plus demandés. En revanche, les passoires thermiques (DPE F/G) continuent de subir des décotes importantes, jusqu’à 20 % sous le prix du marché.
Les prix varient entre 3 400 €/m² dans le 8e arrondissement et 6 800 €/m² dans le 6e. Le centre historique (1er et 2e) se situe autour de 5 500 à 6 500 €/m². Les arrondissements les plus accessibles restent le 8e et le 9e, avec des prix entre 3 400 et 4 300 €/m².
Aucun indicateur ne pointe vers un effondrement. Lyon bénéficie d’une démographie dynamique, d’une économie diversifiée (santé, tech, enseignement supérieur) et d’un déficit structurel d’offre. Un scénario de baisse brutale supplémentaire est peu probable ; le marché évolue plutôt vers une normalisation progressive des prix et des volumes.
Le délai moyen de vente est actuellement de 70 à 90 jours à Lyon. Ce délai monte à 4 à 6 mois pour les biens surestimés ou présentant des travaux importants. Un bien estimé au juste prix et énergétiquement correct se vend en général en moins de 60 jours.
Les deux options ont leurs avantages. L’ancien offre davantage de choix de localisation et des prix souvent inférieurs (4 000-4 500 €/m² en moyenne contre 5 000-6 500 €/m² dans le neuf), mais peut nécessiter des travaux. Le neuf garantit des performances énergétiques élevées et des frais de notaire réduits (~2-3 %). Le choix dépend du budget, de l’horizon d’investissement et de la tolérance aux travaux. Pour financer votre acquisition, pensez à comparer les offres grâce à un comparateur assurance prêt immobilier afin d’optimiser le coût total de votre crédit.